mardi 15 septembre 2009

Jalousie ...

Le soleil s'est levé sur la lisère du bois. Dans un fourré repose Manuel, nu sur l'herbe, des feuilles rousses collées à sa peau blanche.... de la terre aussi, et du sang. Il dort, les ongles cassés, la bouche écarlate . La poitrine doucement se soulève ... Les longs cils noirs frémissent sur la joue pâle et découvrent l'or des prunelles . Avec l'éveil vient la douleur, la rage aussi, dévorante, insatiable comme la faim du loup . Toute la nuit il a couru et tué sans relâche, mais la colère ne le quitte pas . Toujours il les voit ... Lui en elle, et elle ...qui le fuit , et se donne ailleurs ! Il ne savait pas qu'il l'aimait jusqu'à la voir sous l'autre .
Il faut rentrer, faire bonne figure , maîtriser la bête qui s'agite en lui et qui veut leur mort , pour que cesse la peine.
Toutes les nuits, c'est un carnage : Un loup égorge les brebis, et même les chiens, laissant derrière lui des cadavres éventrés. Ce n'est pas la faim qui le tenaille, c'est la folie. Toutes les nuits Manuel disparaît . Toutes les nuits, Anna a peur. Le jour il la suit du regard sans relâche, semble sur le point de parler . Ses caresses sont comme des coups . Puis le temps passe , et à nouveau il dort avec elle. Le calme revient à Allariz, mais entre eux il y a le silence, et sa tristesse à lui, et sa honte à elle. Mais elle continue à voir José partout, à se souvenir de l'odeur de la menthe écrasée, de ses mains câlines, de sa voix basse. Avec le remord qui la fuit croît le désir , comme s'arrondit la lune ...

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Tromperie...jalousie... les humains sont difficiles quand même dans leurs sentiments! nous, nous restons fidèles jusqu'à la fin, à la vie à la mort. Nous donnons notre amour et ne le reprenons jamais.
Quant à la jalousie, je reconnais que même nous, fiers destriers, pouvons être habités par un tel sentiment, quand nous voyons notre humain allez caresser un voisin, et s'occuper d'un autre. Parfois même nous jalousons leurs chats et chiens qui eux ont le bonheur de les accompagner partout, de dormir avec eux. Nous, nous restons dans notre box, où heureusement tonton Alex nous choye et nous entoure d'amour et de bons soinss. Mais ELLES ne sont pas là et nous manquent.
Mais la jalousie chez nos compagnons,prend des proportions inconsidérées! Tuer tous les animaux que l'on croise pour exprimer sa douleur! Jamais nous ne ferions ça! Ce n'est pas comme ça qu'on reconquiert le coeur de sa belle! et cela doit laisser un goût d'amertume au fond de la bouche.
Ton histoire cousin, est triste, trop triste! Pourquoi ne pas réunir ceux qui s'aiment? Et pouquoi ne pas aimer ceux à qui tu es uni?
J'attends la suite avec impatience. J'espère que la belle Anna trouvera le bonheur avec José, et que Manuel trouvera le repos et l'oubli.
Orozco